Quel avenir pour la Fédération française des sports de glace? Samedi, son président Didier Gailhaguet, dans l’œil du cyclone depuis les révélations de violences sexuelles présumées, a décidé de présenter sa démission. L’intérim sera assuré par la présidente du conseil fédéral, Maryvonne del Torchio, jusqu’à la tenue de futures élections pour désigner le prochain président de la FFSG.

Des nouvelles élections dans trois mois ?

Il faut trois mois pour élire un nouveau président. Charge à Maryvonne del Torchio d’organiser les nouvelles élections. « Il faut remettre à plat au sein de la Fédération et voir quelles personnes peuvent travailler correctement », indique Pascal Henry, un membre de la Fédération qui avait démissionné et n’exclut pas de revenir.

De son côté, Gwendal Peizerat, ancien champion olympique de patinage artistique, s’est montré satisfait de cette démission, sur BFM TV: « C’était indispensable et voilà, maintenant il faut aller de l’avant. Il n’est plus là. C’est une première étape vers une reconstruction de cette Fédération qui a souffert énormément pendant des années. On l’a compris. »

Peizerat: « On a fait tomber le monarque »

Désormais, la crainte de l’ancien athlète, c’est que Didier Gailhaguet fasse comme par le passé, c’est-à-dire qu’il revienne, au bout de quelques années: « Nous ne voulons pas que lorsque la pression médiatique sera retombée et que l’on repartira dans nos petits mondes discrets, dans quelques temps, peut-être dans six mois, dans deux ans, il y ait des élections qui permettent à Didier Gailhaguet de revenir à la Fédération française des sports de glace. »

L’ex-patineur ne mâche pas ses mots et se montre également conscient de la façon dont il faut reconstruire cette Fédération: « On a fait tomber le monarque, mais c’est tout un système qu’il faut remettre à plat et créer une vraie démocratie participative, avec des nouvelles idées. Et que demain, la Fédération française des sports de glace, elle soit un exemple pour les autres Fédérations, un exemple pour le modèle du sport et non pas l’image qu’elle a donnée pendant des années et des années. Cette image que l’on a aujourd’hui et que l’on ressent, complètement déviante. Il faut que l’on ait quelque chose de neuf et propre. »

Gwendal Peizerat semble visiblement prêt à s’investir lui-même dans la FFSG: « Nous sommes tout un collectif aujourd’hui qui essaye de regrouper les énergies positives qui sont encore là, parce que malheureusement, il y en a beaucoup qui sont parties, mais qui sont encore là et qui ont envie de réfléchir. De réfléchir à un nouveau système de gouvernance, de nouveaux statuts, mais pas seulement sur l’organisation et l’administratif. Il faut aussi toute une réflexion sur une nouvelle façon d’accompagner le sportif. »

Avec un volet consacré à ce qui concerne les violences: « Pour ce qui est des cas de violences psychologiques, sexuelles, physiques, qui peuvent arriver comme n’importe où dans la société, qu’on ait des éléments de suivi, de contrôle, d’accompagnement avec des professionnels, des psychologues qui puissent être auprès des clubs afin de permettre l’expression des problèmes, l’expression des jeunes. Que la parole soit ouverte, tout le temps… Le travail est énorme. »

https://rmcsport.bfmtv.com/sports-d-hiver/apres-la-demission-de-gailhaguet-quel-avenir-pour-le-patinage-1854532.html

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