Après une dernière saison famélique sur le plan des statistiques, Karim Benzema a ouvert une ère Lopetegui pleine d’incertitudes au Real avec un statut de capitaine et un premier but. Sans que cela n’empêche les Merengues de s’incliner à Miami face à Manchester United (1-2).  

« Je savais que j’allais avoir des années difficiles, mais ce n’est pas grave car c’est le plus grand club du monde. Je suis très heureux« . Insubmersible, Karim Benzema, plus fort que ses déboires en équipe de France et les départs combinés de Zinedine Zidane et Cristiano Ronaldo, entame une dixième saison sous le maillot d’un Real Madrid plombé par le doute. Tout fout le camp au sein de la Casa Blanca, l’entraîneur iconique, le buteur vedette et peut-être même bientôt le vice-champion du monde Luka Modric… Et ce n’est pas l’incapacité du président Florentino Perez à enrayer la tendance sur un marché des transferts, où le pouvoir d’attraction du Real paraît devenu nul ou presque, qui risque de rassurer les socios.

Pour ne rien arranger, l’histoire retiendra que l’ère Lopetegui, celle de toutes les incertitudes, a débuté par un revers concédé la nuit dernière, à Miami, dans le cadre de l’International Champions Cup face au Manchester United de José Mourinho (1-2). Opposés à des Red Devils plus avancés dans leur préparation, puisqu’ils clôturaient en Floride une tournée de cinq rencontres à dix jours seulement de la reprise de la Premier League, les Madrilènes, qui ouvraient leur série de matches de préparation, n’ont pourtant pas démérité.

Bale plutôt discret

Si Alexis Sanchez, auteur de l’ouverture du score (18e) et impliqué sur le but du break, signé Ander Herrera (27e), a incarné à lui seul le réalisme de MU, les Champions d’Europe n’ont pas démérité. Et c’est en bon capitaine – une responsabilité qui semble confirmer la confiance que Lopetegui lui témoigne – que Benzema, l’unique joueur de la finale victorieuse face à Liverpool (3-1) titulaire au coup d’envoi, a réduit le score dès ce premier match (45e+3), sur un centre de Theo Hernandez, lui qui avait dû se contenter de dix malheureux petits buts sur l’ensemble de l’exercice passé.

Lunin, Reguilón, Odegaard et Mayoral prendront le relais de Casilla, Theo, Bale et Benzema à la pause, mais la domination du Real restera vaine, malgré les rentrées plus tardives de Nacho, Isco, Kroos et Asensio. « L’équipe a du caractère et a montré des choses positives, commentera Lopetegui à l’issue de la rencontre. Il n’y a pas eu de blessés et d’une manière générale l’équipe a produit un niveau de jeu acceptable. Il y a des choses qui nous satisfont et nous continuons à avancer. (…) Nous voulons tous gagner tout le temps, mais la clé n’est pas le résultat. Dans cette phase de préparation, nous voulons consolider nos concepts. Pour eux, c’était un cinquième match et pour nous juste notre premier. Nous avons bien contrôlé le jeu, ils ont eu deux bons tirs au but. » Un discours qui donne le change. Mais la pression ne va faire que monter pour Lopetegui comme pour Benzema.

http://www.sports.fr/football/espagne/articles/real-madrid-benzema-capitaine-et-deja-buteur-2231981

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