Nouvel épisode de plus dans le conflit ouvert entre les Ultramarines, principal groupe de supporters de Bordeaux, et la direction. Les Ultras ont sévèrement critiqué le nouveau logo dévoilé par le club, mardi, appelant au boycott des produits dérivés des Girondins. 

« Vous nous faites honte, s’est emporté Florian Brunet, responsable des Ultramarines sur Twitter? Votre ‘identité graphique’ à deux balles ne sera jamais celle des Girondins. La négation de la volonté du peuple continue, vous en subirez sa fureur. Bien entendu nous appelons au boycott de tous les produits vendus par les Girondins arborant cette supercherie honteuse. »

Le nouveau logo, qui a conservé le blason, le scapulaire désormais blanc et gris et la date de création (1881), met davantage en avant le nom de Bordeaux car le club souhaite capitaliser sur le prestige de la ville, que celui des Girondins désormais écrit plus petit et en lettre d’or.

« Un mépris perpétuel »

Invité de l’After sur RMC mardi soir, Florian Brunet a dénoncé le « mépris perpétuel » de Longuépée. « Aujourd’hui, Longuépée a fait son grand retour dans les médias en donnant une longue interview à Sud-Ouest, très amusante et terriblement symptomatique, poursuit-il. Il y a aussi eu la sortie du logo qui a été accueillie par un courroux incroyable du peuple bordelais. Les gens sont révoltés. Je lance un appel au secours, ce qu’il se passe aux Girondins devient dangereux. Les gens deviennent fous. Le logo est une atteinte à l’histoire, on change le nom, on enlève les croissants de la ville. Les gens se sentent complètement bafoués. »

Dans l’après-midi, le président girondin Frédéric Longuepée, cible du nouveau maire de Bordeaux Pierre Hurmic qui demandait lundi à l’actionnaire du club des Girondins, le fonds d’investissement américain King Street, de se séparer de « ce président qui n’a pas la confiance des supporteurs et ne peut pas rester plus longtemps à la tête de ce club », a reçu le soutien des syndicats Première Ligue et l’Union des clubs professionnels de football, qui représentent les clubs de Ligue 1 et Ligue 2. 

Réclamer le départ du président des Girondins Frédéric Longuépée comme l’a fait le futur maire de Bordeaux est une « ingérence totalement inacceptable », ont dénoncé les deux syndicats. « Cette ingérence dans la vie de ce grand club de football est totalement inacceptable aussi bien dans le fond que dans la forme », ont répondu mardi Première Ligue et l’Union des clubs professionnels de football (UCPF).

Les deux organisations ont rappelé être « très attachées de tout temps et en toutes circonstances à la souveraineté des organisations sportives » et citent les règlements de la Fifa (Fédération internationale de football, ndlr) selon lesquels « toutes les fédérations membres doivent administrer leurs affaires de manière indépendante ».

« Que le maire puisse avoir un point de vue sur ce qui se passe au club, il va falloir qu’ils s’y habituent », leur a répondu M. Hurmic sur les réseaux sociaux. Ce dernier, tombeur de la droite qui régnait sur Bordeaux depuis 73 ans, avait assisté samedi à un rassemblement d’environ 2.500 supporters des Girondins devant la mairie où ils avaient « crié leur colère » contre la direction du club.

Enfin, « après réflexion et dans un souci d’apaisement », M. Longuepée qui avait indiqué son intention de porter plainte suite à la diffusion pendant le confinement des +Girondins Leaks+, des bandes sonores mettant en cause certaines pratiques compromettantes de la direction du club, est revenu sur sa position. « Je souhaite montrer à tous mon ouverture au dialogue », a-t-il justifié dans le quotidien Sud Ouest.

https://rmcsport.bfmtv.com/football/bordeaux-les-ultramarines-ecoeures-par-le-nouveau-logo-1941456.html

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.