Son sauvetage in extremis la saison passée est encore dans toutes les têtes, et pourtant l’AS Monaco pointe déjà en position de lanterne rouge de la Ligue 1. Après un nouveau naufrage à Metz (3-0), le cauchemar recommence pour l’équipe de Leonardo Jardim.

Bienvenue (à nouveau) en enfer ! On pourrait résumer ainsi le début de saison des Monégasques, que leurs supporters avaient peut-être imaginé vaccinés par un dernier exercice aux allures de chemin de croix, vécu le plus souvent dans la peau d’un relégable, mais conclu par un sauvetage sur le fil à la dix-septième place de la Ligue 1.

Le genre de parcours qui vous fait dire: « Plus jamais ça ! » Sauf qu’à Monaco, l’équipe de Leonardo Jardim fait déjà bégayer son histoire récente et ouvre à nouveau, après seulement deux journées de championnat, les portes de l’enfer en grand avec deux défaites face à Lyon, à Louis-II, puis samedi, à Metz, contre le promu. A chaque fois sur le même score sans appel (3-0), qui relègue le club de la Principauté en position de lanterne rouge. Personne n’a pour l’instant fait pire.

Un collectif ? Quel collectif ?

Tu parles d’une reconquête pour un groupe censé repartir à l’assaut du podium et de la qualification en Ligue des champions. A Saint-Symphorien, Jardim, dont le groupe reste à compléter au cours d’un mercato parfois difficile à suivre, et pour l’instant surtout consacré à dégraisser le mammouth monégasque avec un effectif pléthorique, n’a pas été verni. Avec les deux forfaits de Benjamin Henrichs et Radamel Falcao à l’approche du coup d’envoi pour ne rien arranger.

Quatre-vingt dix minutes plus tard, marquées au passage par l’expulsion de Ruben Aguilar – la deuxième en deux journées après Fabregas face à l’OL -, et Jemerson, croisé en zone mixte par nos confrères de RMC Sport, ne cachait pas son abattement et avec la crainte d’un mauvais remake : « C’est difficile. Ce n’est pas juste, mais voilà, il faut continuer et ne pas arrêter. » (…) « Oui, on pense à ça aussi. La dernière saison, on n’a pas bien joué. Le dernier match était presque une finale. C’est compliqué. On a fait déjà deux matches. Ça rappelle des mauvais souvenirs de la saison passée. »

Est-ce parce qu’il n’a lui pas vécu le calvaire de la saison passée (*), Keita Baldé, de retour cet été sur le Rocher, offre une analyse avec un peu plus de recul sur la situation : « Je préfère avoir la qualité d’un collectif que la qualité individuelle. Sur la durée d’un championnat, la qualité individuelle de nos joueurs ne suffira pas. Il ne s’agit pas d’un tournoi, c’est un championnat avec beaucoup de matches donc il faut de la qualité collective », a ainsi déclaré l’attaquant sénégalais au micro de beIN Sports. Sauf qu’à accumuler les transferts dans tous les sens, et après la gestion pour le moins déroutante de son banc, il y a maintenant bien longtemps que Monaco a perdu de vue une expression collective digne de ce nom.

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(*) Baldé, au terme de son prêt d’un an à l’Inter Milan, a vu son option d’achat ne pas être levée par le club italien.    

http://www.sports.fr/football/ligue-1/articles/ligue-1-Ca-rappelle-des-mauvais-souvenirs-a-monaco-2553395/

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