Au lendemain de la défaite de Toulon en finale du Challenge Européen contre Bristol (19-32), la Champions Cup offre un nouveau duel franco-anglais avec une finale entre le Racing et Exeter.

Pour leur première confrontation sur la scène continentale, les deux équipes chercheront à décrocher le Graal en obtenant un premier sacre au terme d’une finale qui s’annonce intense au niveau du combat avec deux équipes habituées à imposer très gros rythme.

Marquer un essai pour conjurer le sort

Tombeur du Stade Toulousain en demi-finale (28-18), Exeter n’a jamais joué de finale européenne. A l’inverse, les Racingmen disposent déjà d’une grosse expérience en la matière avec de belles épopées en 2016 en 2018. Ce samedi sur le terrain de Bristol, le club francilien cherchera à oublier ses échecs face aux Saracens (21-9) et aux Irlandais du Leinster (15-12). 

« Contre les Saracens, on se rappelle très bien de cette finale où ils nous ont acculés dans notre camp, ils nous ont mis énormément de pression, s’est souvenu Maxime Machenaud lors de son passage en conférence de presse cette semaine. Ils n’ont pas été plus forts dans le jeu mais stratégiquement. C’est à partir de ce moment-là qu’on a su que quand on respectait une stratégie et qu’on était sûrs de nos forces, on pouvait gagner. A Bilbao (contre le Leinster, ndlr), ce sont des détails qui ne nous ont pas permis de remporter cette deuxième finale de Coupe d’Europe. Avec l’expérience de deux finales perdues, on espère ne pas réitérer les mêmes erreurs et que cela tourne en notre faveur samedi. »

Et la meilleure solution pour tourner la page sera probablement d’envoyer et de produire un jeu offensif. En 2016 comme en 2018, les Ciel et Blanc n’ont pas réussi à marquer le moindre essai. Pour mettre la main sur ce trophée tant convoité par le président Lorenzetti et son équipe, les Franciliens devront garder le même ratio que lors des huit matchs disputés cette saison en Champions Cup.

Avec 29 essais, l’équipe tricolore tourne à plus de 3,6 essais par rencontre. Ce samedi, un seul essai pourrait déjà s’avérer capital face à la grosse défense des Chiefs. C’est encore une fois dans le combat que devrait se jouer cette finale. Reste à savoir si les soldats du Racing seront prêts pour l’âpre combat qui les attends contre Exeter.

L’ombre du coronavirus

337 jours après le début de la compétition, la Champions Cup va enfin connaître le nom de son vainqueur et successeur de Saracens, titrés en 2019. Crise sanitaire oblige, le Racing 92 a opté pour une mise au vert plus longue qu’à son habitude pour préparer cette finale qui sera jouée à huis clos à Bristol.

Touché par neuf cas au sein de son effectif il y a seulement quinze jours, le club francilien n’a souhaité prendre aucun risque et s’est installé dans un hôtel en Corse pour préparer cette rencontre tant attendue et apporter un immense bonheur à ses supporters contraints de rester à la maison.

Même au sein de la bulle mise en place, la préparation n’a pas été idéale et le groupe n’a vraiment pu travailler au complet qu’à partir de jeudi, suite aux résultats des derniers tests Covid, tous négatifs, la veille.

« Si on commence à dire que c’est difficile, cela veut dire qu’on est en train de se trouver des excuses, je pense qu’il faut qu’on regarde la chance que l’on a. La chance que l’on a c’est de pouvoir préparer une finale, jouer une finale, a de son côté affirmé le manager francilien, Laurent Travers, face aux journalises. Il n’y a que deux équipes et on est la seule équipe française. On a l’honneur et la chance de pouvoir la vivre. Si on regarde les choses négatives, on va dire que la préparation a été tronquée. Mais elle est ce qu’elle est, à nous de faire ce qu’il faut pour qu’elle soit positive et à nous de faire ce qu’il faut pour pouvoir remporter le match. »

Russell doit éteindre le talentueux Simmonds

Nommé parmi les meilleurs joueurs de la saison européenne, Finn Russell pourrait bien se rapprocher du titre en cas de nouvelle démonstration ce samedi. L’ouvreur écossais du Racing sera une nouvelle fois attendu au tournant et devra illuminer le jeu de l’équipe tricolore face à la grosse défense des Chiefs.

Si Teddy Iribaren se chargera de buter, l’ouvreur de 28 ans sera le détonateur de l’attaque francilienne et devra ouvrir des brèches pour Virimi Vakatawa, Juan Imhoff et Louis Dupichot. Surtout, Finn Russell devra éclipser son jeune vis-à-vis Joe Simmonds, l’ouvreur d’Exeter.

A 23 ans, l’ouvreur d’Exeter constitue l’un grand espoir du rugby anglais à son poste. Propulsé capitaine des Chiefs pour cette finale de Champions Cup, il aura aussi la lourde charge de buter mais a véritablement franchi un cap cette saison et semble presque hermétique à la pression. 

« Il a guidé l’équipe par ses performances sur le terrain. Il défend bien, il attaque très bien la ligne d’avantage et son but est très assuré, s’est enthousiasmé son partenaire Gareth Steenson auprès du Daily Mail. C’est un véritable catalyseur de ce que nous faisons maintenant, et c’est tout à son honneur. Il faut saluer la façon dont il mène des joueurs de niveau international sur le terrain. Il a fait avancer le club. »

Entre la maestria de Finn Russel ballon en main (252 mètres parcours en Champions Cup) et le métronome Joe Simmonds (84 points), cette finale offre un duel entre deux ouvreurs aux styles bien différents.

Ce samedi, le premier titre du Racing ou la consécration des Chiefs pourrait bien venir d’un de ces deux hommes.

https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/champions-cup-les-cles-de-la-finale-exeter-racing-92-1992681.html

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