La route fut longue, très longue pour Barthélémy Chinenyeze. Le central tricolore, pensionnaire du club de Vibo Valentia (dans la région de Calabre) est rentré en France mercredi. Faute d’avion et de train pour quitter l’Italie, où le bilan dépasse les 4.000 morts dues au coronavirus (4.032), Chinenyeze a pris la route en compagnie de Timothée Carle et Swan Ngapeth à bord d’un mini-van, « parce que nous n’avions pas assez de place à trois dans une seule voiture avec les affaires de chacun ». 

« Dès l’annonce du confinement total en Italie, nous avons décidé de rentrer en France, explique-t-il à RMC Sport. Au début, nous pouvions nous entraîner même si le championnat était suspendu. Mais la situation s’est détériorée. » Le temps de négocier avec le club, d’obtenir tous les papiers nécessaires à un retour en France, et les trois hommes organisent leur périple.

« On voulait tous rentrer. Le but était de ne surtout pas rester coincés en Italie. Même si le club a tout fait pour qu’on se sente bien, dans ce genre de moments, on a envie d’être avec nos proches et surtout dans son pays, où on se sent davantage en sécurité. Puis, nous ne sommes pas chez nous, une partie de l’équipe vit en ville, l’autre à la campagne. Moi, je suis dans une résidence, dans un bungalow. C’est impersonnel et pas un endroit dans lequel on se sent chez soi. »

Chinenyeze: « Les JO ? Bien sûr que j’y pense »

Sur les coups de 20h, mardi, les trois hommes font route vers Toulon, lieu de résidence de Timothée Carle. Quinze heures plus tard, les voilà arrivés à bon port. Ils se séparent. Swan Ngapeth continue avec le van jusqu’à Poitiers, tandis que Barthélémy Chinenyeze, lui, loue une autre voiture pour faire la route jusqu’à Dunkerque, ville dont il est originaire et où sa mère vit en compagnie de sa soeur. Il arrive à 23h sur place. Après 27h de route et 2 500 kilomètres.

Depuis, Chinenyeze récupère de son long voyage et prend des nouvelles de Earvin Ngapeth, déclaré positif au coronavirus: « Quand je l’ai appris, par son frère (Swan, son équipier en club et compagnon de route vers la France), ça m’a surpris. Cela fait bizarre. Parce que ça touche tout le monde, mais tant que ce n’est pas quelqu’un que tu connais, ce n’est pas pareil. On échange par textos et il va bien. Les trois premiers jours ont été un peu difficiles en revanche. »

Obligé de pratiquer une activité physique quotidienne pour garder la forme, l’homme de 22 ans prend aussi du temps pour lui: « Je profite de ma famille. Je regarde pas mal de séries, je viens de terminer ‘Elite’, et je joue pas mal à la Playstation, à Call of Duty notamment. Je joue avec Julien Lyneel (réceptionneur-attaquant de l’équipe de France). »

Malgré cette période peu propice au sport, l’ancien tourangeau garde les Jeux olympiques dans un coin de sa tête: « On attend cela depuis quatre ans. Bien sûr que j’y pense. On a eu du mal à se qualifier. C’était une vraie bagarre. D’un côté, je me dis que ça se rapproche, mais d’un autre, c’est encore loin. Vont-ils être décalés ou annulés ? Pour l’instant, personne ne le sait. Et surtout, il n’y a rien à faire. Seulement attendre, et voir comment la situation évolue. »

https://rmcsport.bfmtv.com/volley/coronavirus-le-long-periple-des-volleyeurs-francais-depuis-l-italie-1879206.html

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