Les finances: « Il faut différencier Ineos de l’OGC Nice »

Voir débarquer fin août 2019 à la tête du club azuréen le milliardaire Jim Ratcliffe, première fortune britannique, a forcément suscité quelques fantasmes chez les supporters. « Il y a beaucoup d’attentes autour du club, j’ai envie de dire un peu trop à mon goût parce qu’on est souvent présentés de manière caricaturale comme le nouveau riche du championnat, ou du moins le seul club capable d’investir », notait dimanche Julien Fournier, directeur du football de Nice, au micro d’Europe 1. Ce qui n’est pas tout à fait le cas: oui, les Aiglons ont plus de moyens que beaucoup d’autres clubs de Ligue 1, mais non, ils ne débourseront pas des centaines de millions sur le marché des transferts.

« Financièrement, avec la crise du Covid-19 tous les clubs sont obligés de faire attention, y compris Nice, poursuit Fournier. Ineos est une entreprise extrêmement riche et puissante, mais pas l’OGC Nice. Le Stade Rennais, par exemple, a un actionnaire à peu près aussi solide qu’Ineos, et pourtant il ne se lance pas dans des investissements dispendieux. Il faut différencier Ineos de l’OGC Nice. Même si c’est une chance d’avoir un tel actionnaire dans le football français. » Autrement dit: le Gym ne compte pas devenir un Manchester City méditerranéen.

L’objectif sportif: des qualifications régulières pour les coupes d’Europe

Dès l’arrivée d’Ineos à la tête de Nice l’été dernier, Bob Ratcliffe, frère de Jim et président de la branche football du groupe, a annoncé la couleur: « Nous avons besoin de patience. Nous espérons pouvoir jouer régulièrement la Coupe d’Europe dans un délai de trois à cinq ans, indiquait-il à RMC Sport. Si nous y arrivons avant, nous serons ravis, mais ce n’est pas un objectif. (…) Nous ne pouvons pas promettre que le succès va arriver du jour au lendemain, nous voulons du viable pour Nice. » Un discours prudent, donc, qui n’a pas changé une saison plus tard, après la 5e place du Gym en Ligue 1.

« On a toujours dit que le but est de construire une équipe sur la durée, qui soit en capacité de jouer les coupes d’Europe, martèle Julien Fournier. On s’est fixé une échéance de deux à trois saisons, on est presque à l’étape deux de notre projet et l’objectif est d’être dans la compétition. On espère celle de la première partie de tableau, mais il y aura pas mal de monde devant avec Marseille, Lyon, Lille, Saint-Etienne et Rennes. L’objectif, c’est de se mêler à cette bagarre-là, puis à terme d’être dans les places européennes régulièrement, puis de viser la Ligue des champions. Mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, on est toujours en phase de construction. »

Le dirigeant ne cite même pas le PSG, et ce n’est pas un hasard. « Ce n’est pas de la langue de bois, mais je suis lucide: non, on ne pourra pas être le Paris Saint-Germain, clarifie Fournier. Le PSG, je rappelle que c’est un état à la tête de ce club, on ne fera jamais la moitié ou le tiers des investissements qu’ils ont fait. Donc on ne sera pas leur concurrent. »

Le mercato: du renfort, mais progressif

Si l’OGC Nice s’est activé en quelques jours à la fin du mercato estival 2019, avec les arrivées coup sur coup d’Hichem Boudaoui (4 millions d’euros), Stanley Nsoki (12,5 millions), Alexis Claude-Maurice (13 millions) et Kasper Dolberg (20,5 millions), le club azuréen s’est ensuite calmé, et n’a pas enregistré le moindre transfert durant l’hiver, comme l’avait annoncé le président Jean-Pierre Rivère. Cet été, Nice va de nouveau investir pour renforcer son équipe. Mais sans bouleverser non plus l’effectif, et sans faire de folies, comme expliqué précédemment.

Le club, qui a eu plus de temps que l’an passé pour préparer son mercato, a déjà annoncé les arrivées de deux jeunes défenseurs: le Brésilien Robson Bambu (22 ans, Athletico Paranaense, 8 millions) et l’Autrichien Flavius Daniliuc (19 ans, Bayern, libre). Il s’apprête aussi à enregistrer les venues du milieu français Morgan Schneiderlin (30 ans, Everton, 4 millions environ) et du latéral gauche tricolore Hassane Kamara (26 ans, Reims, 4 millions environ).

Et après? « Le mercato, c’est des entrées mais aussi des sorties, des joueurs nous ont sollicité pour avoir de nouveaux challenges, a expliqué Julien Fournier. Il y aura peut-être encore une ou deux arrivées, mais il s’agira aussi d’effectuer quelques ventes parce que ça ne sert à rien d’avoir un effectif pléthorique. Quand on prend un joueur, on veut être sûr de lui faire de la place. Il faudra qu’il y ait des départs pour qu’il y ait de nouvelles arrivées ensuite. » Nice a ainsi indiqué qu’il ne lèvera pas les options d’achat de Riza Durmisi, Moussa Wagué et Adam Ounas, et il ne devrait pas revoir Adrien Tameze, prêté à l’Atalanta jusqu’à la fin de saison et qui restera probablement du côté de Bergame.

https://rmcsport.bfmtv.com/football/ligue-1-quelles-ambitions-pour-l-ogc-nice-la-saison-prochaine-1937073.html

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