Toulouse-La Rochelle, la première demi-finale du Top 14 samedi, à Bordeaux (21h), sera aussi la confrontation sur les bancs d’anciens Toulousains. Un ADN porté haut et qui a le don de réjouir Guy Novès, mentor de ces prometteurs héritiers. 

« Je n’ai vécu que des demi-finales et une seule fois un quart de finale pour ma part quand j’étais au club. » On ne changera pas Guy Novès qui, de sa stature d’éternel commandeur du Stade Toulousain, ne peut s’empêcher de rappeler ses glorieux états de service, lorsque nos confrères de France Bleu l’interrogent sur le retour du club de la Ville Rose, opposé à La Rochelle samedi, à Bordeaux (21h), dans le dernier carré du Top 14. 

L’ex-sélectionneur du XV de France ne s’en réjouit pas moins : « De revoir le Stade Toulousain à ce niveau, ça me fait plaisir. Surtout qu’il y a eu aussi une demie de Coupe d’Europe. C’est vraiment un parcours fantastique. » Mais Novès prévient : « C’est une compétition différente qui débute. La phase finale, ce sont des matches qu’on ne peut pas aborder avec le même enthousiasme que celui qu’on peut avoir tout au long de l’année. A l’époque, le Stade était comme un caméléon qui changeait de peau au moment des phases finales. J’espère que ces jeunes joueurs, pour la plupart, sauront se mettre à ce niveau-là. » Même si à ses yeux Toulouse « doit garder cette envie de jouer« . 

Favoris ? Surtout pas…

Favoris les joueurs d’Ugo Mola ? « Quand on est coach ou joueur, on n’aime pas être qualifié de favori. On essaie de se cacher mais les performances de cette équipe sont fantastiques. En Top 14, j’ose dire que le Stade a de grandes chances d’aller au bout mais attention parce que la phase finale c’est vraiment particulier. » Un Guy Novès qui se réjouit de voir son héritage bien gardé et surtout qu’il a su transmettre le virus…

« J’ai lu Régis Sonnes (*) qui disait : « On a ça dans l’ADN, c’est ce qu’on nous a appris. » Ce qui m’a fait le plus plaisir c’est que j’ai l’impression qu’en plus d’avoir appris, ils ont encore plus amélioré le système, souligne leur mentor. Quand on voit ces passes à l’aveugle, cette volonté de jouer debout, cette disponibilité permanente tout en ayant une défense de fer. J’ai vu des joueurs revenir en très grande forme. Le travail qui a été fait est un travail de fond qui va servir pour l’avenir, c’est séduisant. Quel que soit le résultat, titre ou pas titre, l’avenir est là. On ne peut pas effacer cette saison. On peut penser que le Stade, avec cette nouvelle génération de talent, est en train de préparer un bel avenir. »  

La fierté est palpable dans ces propos. Elle est ô combien légitime à l’idée de voir  : »Quand il a eu 18 ans, je ne pensais pas que Xavier serait un jour entraîneur. C’est un garçon qui a été tellement attentif à ce qu’on lui demandait, je ne me rendais pas compte qu’il était en train d’intégrer un certain nombre de données. Le fait qu’il sache se remettre en question, qu’il soit à l’écoute des autres, je ne suis plus du tout étonné. Retrouver Xavier Garbajosa en face d’Ugo Mola, je suis très fier. Très très fier pour ce club. On a l’impression d’avoir semé des pépites un peu partout. » Merci Coach !

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 (*) Régis Sonnes, triple champion de France avec le Stade Toulousain, a rejoint en début de saison le staff d’Ugo Mola en tant que spécialiste de la défense et de la conquête.

http://www.sports.fr/rugby/top-14/articles/mola-garbajoa-l-impression-d-avoir-seme-des-pepites-un-peu-partout-se-rejouit-noves-2492501/

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