Des nageurs dans une bulle. La deuxième édition de l’International Swimming League se déroulera à partir du 16 octobre prochain à Budapest en Hongrie. La crise sanitaire du Covid-19 a largement bousculé les plans de la toute jeune ligue professionnelle de natation, qui envisageait d’étaler sa deuxième saison du mois de septembre au mois de juin. Au lieu de ça, les 320 nageurs des 10 équipes qui participent à cette compétition newlook – qui entend mélanger sport et divertissement – seront tous regroupés à Budapest en Hongrie, dans une bulle sanitaire pendant un mois.

Huis-clos

La phase éliminatoire avec 10 matchs puis les demi-finales avec les huit meilleures équipes seront disputées jusqu’à mi-novembre. Les organisateurs espèrent disputer la finale fin décembre au Japon. La compétition se déroulera à huis clos sans public.

La Hongrie a pourtant, depuis le début du mois de septembre, fermé ses frontières. « Nous avons sécurisé la venue des athlètes, du staff et de la production de l’événement », a assuré Hubert Montcoudiol, le directeur marketing de l’ISL. L’ensemble des participants devront effectuer deux tests PCR avant le départ, puis un à l’arrivée qui, s’il est négatif 48h plus tard, permettra de commencer à s’entraîner. Un test PCR sera ensuite effectué tous les cinq jours.

« On ne peut pas prévoir les astéroïdes »

La caravane de l’ISL occupera un hôtel privatisé où chaque personne logera dans une chambre simple. Interrogé sur l’éventualité d’un test positif au sein de la bulle sanitaire pendant la compétition, Konstantin Grigorishin s’est montré fataliste: « On ne peut pas prévoir tout. Nous sommes confiants sur le fait que la compétition se déroulera à Budapest et nous travaillons dur pour ça. Mais on ne peut pas prévoir les astéroïdes. »

Des nouveautés

Si le format de matchs, qui opposent quatre équipes avec des points distribués sur chaque course, est le même que l’an dernier, plusieurs nouveautés ont été ajoutées. Un classement « ranking » qui mélange hommes et femmes est mis en place, selon un système de points à plusieurs équations. En cas de disqualification, l’entraîneur principal pourra faire appel à la vidéo pour tenter d’infirmer la décision. Un « Jackpot time » permettra, en cas de large victoire d’un nageur, de récupérer tous les points de la course.

Deux nouvelles équipes font leur apparition sur cette deuxième édition. Une équipe Japonaise, nommée « Tokyo Frog Kings », et une Canadienne, les « Toronto Titans ».

Comme ils l’avaient annoncé en mai dernier pendant la période de confinement quasi mondial, chaque nageur de chaque équipe – soit plus de 300 nageurs – percevra, de septembre à juin, un salaire fixe chaque mois. Le montant annoncé ce mercredi est de 1500 dollars. Le but étant, dans cette période incertaine de crise sanitaire, de permettre aux nageurs d’avoir un revenu fixe et de préparer sereinement l’échéance des Jeux olympiques. 10% des sommes versées par les sponsors de l’ISL seront également reversés aux nageurs cette saison.

https://rmcsport.bfmtv.com/natation/natationl-isl-se-replie-a-budapest-dans-une-bulle-sanitaire-1974811.html

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