Comment vivez-vous ce Roland-Garros avec toutes les restrictions sanitaires qui l’entourent?  

On a pris quand même un peu l’habitude des restrictions, des bulles sanitaires sur les tournois depuis la reprise du circuit, de se faire tester pour le COVID. Après je suis super content que le circuit ait pu reprendre. Même si c’est certain que jouer Roland-Garros sans public (les qualifications se déroulent à huis clos) c’est assez bizarre. Mais bon, on fait avec.   

Comment s’est passée votre arrivée sur Paris et votre entrée dans la bulle sanitaire de Roland-Garros?  

Je suis arrivé jeudi de Roumanie après un tournoi Challenger. J’ai tapé la balle le matin, et ensuite je suis allé à l’hôtel (l’un des deux hôtels réservés aux joueurs par l’organisation) à partir de 15h pour me faire confiner 24h après mon premier test PCR.  

Le temps a dû vous paraître long avec l’attente du résultat?  

C’était assez long effectivement. Cela a même duré à peu près 25h, on attendait les résultats qui ne voulaient pas arriver. J’avais surtout hâte de vraiment entrer dans mon tournoi. Je partage ma chambre avec mon préparateur physique, on a pu faire quelques séances d’étirements pour ne pas arriver trop rouillé sur le terrain après ce confinement. On a regardé la télévision. Et pour ce qui est des repas, des box nous étaient livrées, la nourriture n’était spécialement pas bonne, mais on fait avec (rires).

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Cette vie de sportif confiné, vous la prenez comment? Notamment par rapport au virus?  

On a le droit d’aller qu’à l’hôtel, Roland-Garros, et à Jean Bouin. C’est ce qu’ils appellent la bulle, on ne peut pas sortir de cette bulle. Après, j’ai l’impression de bien me protéger, je porte le masque, j’utilise le gel hydroalcoolique mais on n’est à l’abri de rien. La preuve avec les cinq joueurs testés positifs déjà dans le tableau masculin. Si on en croise un on peut l’avoir, mais je ne suis pas stressé avec ça.  

Cela ressemble à quoi votre journée type lorsque vous ne jouez pas un match à Roland-Garros?  

Aujourd’hui je me suis entrainé de 11h et 12h, je suis allé manger à Roland car on a le droit de manger au stade. Je me suis occupé de mes raquettes à corder, de mon linge sale à laver, tout ce qui est important pour la logistique (sourire) ! Et hier jour de match, J’ai pris le petit-déjeuner, je suis parti faire mon échauffement comme je jouais en deuxième rotation. J’ai joué mon match, puis fait mes soins et la récupération. Comme il n’y a pas de bain froid à Roland cette année exceptionnellement, on peut commander de la glace à l’hôtel.  

Deuxième match aujourd’hui (mardi), vous êtes un habitué des qualifications et désormais vous connaissez la recette pour décrocher votre place dans le tableau final…  

J’aimerais bien récidiver, me qualifier une deuxième fois pour le tableau final ce serait super (en 2019, Alexandre Muller s’était hissé pour la première fois au premier tour, éliminé par Roberto Carballes Baena). J’ai réalisé un bon premier match, là je vais jouer Dustin Brown. Il a un jeu assez atypique, on ne sait pas vraiment ce qui peut se passer avec lui.  

Encore plus cette année, l’enjeu financier d’accéder au tableau final est primordial?

Pour tout joueur avec mon classement aux alentours de la 250e place mondial, c’est vrai que quand on voit le prize money qui a augmenté pour le premier tour du tournoi, c’est 60 000 euros. C’est une grosse somme qui va m’aider à financer une grande partie de ma saison. C’est sûr que c’est une source de motivation supplémentaire. https://rmcsport.bfmtv.com/tennis/roland-garros-muller-et-le-quotidien-d-un-joueur-de-qualification-confine-1980574.html

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