En débarquant à Montpellier, il y a 15 jours, Jean-Baptiste Elissalde a retrouvé son « petit frère » Benoît Paillaugue. Les deux hommes ont grandi dans la même rue. Celle des frères lumières, à 50 mètres du stade Marcel-Deflandre, l’antre du Stade Rochelais. Ils ont baigné très tôt dans le rugby. Jean-Marc Paillaugue et Jean-Pierre Elissalde, les deux papas, ont joué ensemble à La Rochelle dans les années 80. Ils se partageaient même le poste de demi de mêlée. Ils ont ensuite entraîné le club ensemble pendant trois ans. Jean-Pierre coach et Jean-Marc manager.

Le rugby était une évidence pour les enfants. Quand Jean-Baptiste est entré au centre de formation, il a vite trouvé un partenaire d’entraînement. « On a dix ans d’écart et quand j’ai commencé à taper, Benoît était toujours au bord du terrain et c’est arrivé quelque fois qu’il puisse me récupérer les ballons, c’était plutôt drôle. » Paillaugue se souvient des repas dominicaux: « le cousin de Jean-Ba est un très bon ami à moi, on a joué au rugby ensemble, j’allais souvent chez leur grand-père le dimanche manger le poulet, on échangeait des passes dans le jardin avec son cousin et avec Jean-Ba’ quand il était là aussi… c’est une histoire de famille qui remonte depuis un certain temps. »

Mimétisme parfait

Paillaugue a grandi avec Elissalde comme modèle. La ressemblance entre les deux est frappante: Rochelais de naissance, dix ans d’écart (à dix jours près), le même gabarit (1,72m), la même formation (à l’ouverture) et le même poste (à la mêlée). Le capitaine du MHR ne s’en cache pas, il s’est beaucoup inspiré de son aîné: « Quand tu as quelqu’un de ta ville que tu connais bien et qui a percé tu t’inspires toujours de lui. Je me suis inspiré de lui dans sa façon de buter, de jouer, c’est une personne sur laquelle je me suis appuyé. » Elissalde a toujours suivi le parcours de son voisin. Il a même essayé de le faire venir à Toulouse quand il y était mais il n’a jamais eu l’obsession de travailler avec lui. « On n’a jamais rien programmé, c’est le destin qui a fait les choses », confie-t-il.

Le souvenir douloureux de 2011

Avant ces retrouvailles héraultaises, ils ne se sont pas beaucoup croisés sur les terrains. Une fois sur le pré, déjà à Montpellier. En octobre 2010, le Stade Toulousain était venu s’imposer à Montpellier (12-30). Les deux joueurs avaient le numéro 10 dans le dos: « C’était un duel de titan, se souvient Elissalde. Ça résonnait dans le stade on avait les épaules rouges à la fin ».

Paillaugue, numéro 10 de Montpellier dans le dos, affronte Elissalde et Toulouse AFP – Paillaugue, numéro 10 de Montpellier dans le dos, affronte Elissalde et Toulouse

Mais l’image que tout le monde a en tête, c’est lors de la finale 2011. Toulouse bat le MHR et Elissalde, alors entraîneur du Stade Toulousain, préfère aller consoler Paillaugue (qui avait pris un carton jaune) à la fin du match plutôt que célébrer la victoire. « C’était ma première finale, ça c’était très mal passé pour moi, se souvient Paillaugue. Jean-Ba est venu me réconforter même si je n’avais pas envie qu’on vienne me parler à ce moment-là. C’était une image attachante ». 

Paillaugue et Ellisalde rêvent du Brennus ensemble

Les deux hommes espèrent retourner au Stade de France, avec le même maillot cette fois-ci. Elissalde est venu à Montpellier pour apporter son savoir-faire et son expérience pour permettre au MHR d’atteindre ses objectifs. « J’espère, conclut Paillaugue, que le destin va faire que l’on se serrera dans les bras à la fin mais qu’on sera champion ça serait un bel aparté de notre carrière ».

>> Benjamin Fall ne sera pas conservé par le MHR

https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/top-14-elissalde-paillaugue-une-histoire-de-famille-a-montpellier-1844681.html

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.