Maxime Mermoz, vous voilà en fin de contrat au Stade Toulousain. Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui? On vous a peu entendu dans les médias ces dernières semaines…

On n’a pas trop vu dans les médias mais je partage plutôt pas mal sur les réseaux sociaux. J’ai profité de cette période du coronavirus et du confinement pour me consacrer à plein temps à mon activité qui est la mienne aujourd’hui, étant donné que mon contrat s’arrête à la fin du mois au Stade Toulousain. J’en ai donc profité pour faire cette transition. J’ai des discussions pour continuer la saison prochaine, mais peut-être à partir du mois de décembre ou janvier à l’étranger (au Japon ou aux Etats-Unis). Mais vu qu’il n’y a rien de sûr, je profite de ces moments-là pour m’éclater.

Quelles sont les activités dont vous parlez?

C’est tellement large. A travers une solution que j’ai mise en place, je peux évoluer dans tous les domaines, tous les milieux. Et je trouve des solutions pour tout le monde, que ce soit des solutions financières, des solutions d’organisation et de projet à réaliser. Je peux aider les particuliers et les entreprises de diverses manières. C’est difficile à expliquer.

C’est-à-dire?

Je crée ou je développe cinq à quinze projets du matin au soir. En ce moment, je dors entre quatre et six heures par nuit. N’importe quelle personne ou entreprise a des besoins ou des problèmes à régler, matériels, financiers ou de communication. Et moi, j’analyse très, très rapidement les besoins et j’arrive à créer deux, trois quatre solutions ou plus. On aborde plein de sujets différents. Je suis comme sur comme sur le terrain, je suis polyvalent. Je m’intéresse à tout et je peux répondre à toutes les demandes.

Cette semaine, le président du Stade Toulousain Didier Lacroix a déclaré à votre sujet « il est très actif sur son projet professionnel et on fera tout pour l’accompagner »…

C’est gentil de sa part. Cela ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Je compte bien sur mon président pour m’accompagner comme il le peut. Comme je lui ai expliqué, mon activité ne repose pas que sur le milieu du rugby mais évidemment cela fait partie de mon projet aussi.

Le rugby est-il toujours dans un coin de votre tête?

Bien sûr. J’ai des projets et des volontés, même dans l’après. Je me donne les moyens de réaliser ce que j’ai envie de faire. Je n’ai pas spécialement envie de le clamer haut et fort mais c’est important de partager les choses. J’ai eu la chance de connaitre de beaux moments. J’ai envie de continuer en tant que joueur mais plus encore.

« Quand je regarde les crampons, j’ai envie de les remettre »

Vous n’avez que très joué cette saison avec une seule feuille de match et une minute de jeu contre Castres en octobre. Vous devez être frustré…

Mon mental évacue très rapidement la frustration. Dès le plus jeune âge, on connait cette frustration pour x raisons. Parfois, on a envie de prendre la parole dans une équipe et de dire certaines choses. Mais soit des coachs ne te laisse pas de place, soit des joueurs veulent à tout prix monopoliser l’attention. Je ne suis pas quelqu’un qui veut s’imposer de force. Parfois, je préférais évacuer cette frustration pour me concentrer sur d’autres choses. Il faut toujours être positif.

Vous n’avez donc pas terminé votre carrière?

Pour l’instant non. On fera peut-être le point dans six mois. Je ne sais pas encore. (Rire) Je ne peux pas vous dire oui ou non car même moi je ne sais pas. Je me sens bien. Je me laisse toutes les options. Quand je regarde les crampons, j’ai envie de les remettre.

Devez-vous forcément partir à l’étranger pour retrouver un club vu la situation des clubs français?

Non, pas du tout. Cela dépend des volontés de chacun. Les clubs ont des choix à faire, financiers ou sportifs. Avec cette période, je n’ose pas imaginer le nombre de joueur qui vont se retrouver sur le carreau et qui vont être obligés de jouer au niveau inférieur. Dans la vie, il faut accepter les événements comme ils viennent. Là où les gens vont voir quelque chose de négatif, moi j’ai envie de voir cela comme une belle opportunité. Et pour l’instant, je suis justement en train de la saisir. Il n’y a rien de grave. Le plus important, c’est que les clubs retrouvent des finances saines pour se reconcentrer sur le sportif.

Il faut donc être patient…

Oui, pour le moment, les clubs n’ont pas vraiment de visibilité. J’ose espérer que les matchs puissent reprendre en septembre. Il faut faire le point de manière hebdomadaire ou mensuelle. Je n’ai pas d’objectifs particuliers par rapport à ça. Quand je suis rentré en France après avoir joué en Angleterre (ndlr: à Leicester et Newcastle), je ne m’étais pas dit que je devais absolument retrouver un club. Si j’avais dû arrêter, j’aurais arrêté même si un an et demi avant j’étais encore en équipe de France. Je ne m’attache pas à ça et je ne suis pas à plaindre. J’ai suivi la carrière de certains joueurs qui étaient au top niveau et qui dont dû arrêter le rugby sur une blessure à 27 ans. J’arrive à 34 ans. Depuis mes 15 ans et mon arrivée à Toulouse, j’ai quasiment fait des finales tous les ans.

https://rmcsport.bfmtv.com/rugby/top-14-je-ne-suis-pas-a-plaindre-affirme-maxime-mermoz-1927454.html

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