Largués en Top 14, les Toulonnais sont déjà écartés de la course à la qualification en Champions Cup après seulement 2 journées. L’équipe de Patrice Collazo s’est montrée en dessous de tout à Edimbourg (40-14). Même le retour du capitaine Mathieu Bastareaud n’y a rien fait.

Des progrès ? Quels progrès ? Une relance ? Quelle relance ? Toulon, quoi qu’en dise son manager, qui peut continuer à ruminer après les médias, ne répond toujours pas sous les ordres de Patrice Collazo. Et ce n’est pas la sortie du RCT à Murrayfield ce samedi qui risque d’apporter un démenti à ce constat : la déroute (40-14) – score le plus lourd de la saison – subie contre l’équipe d’Edimbourg, une semaine après une défaite inaugurale à Mayol face à Newcastle (25-26), plombe un peu plus le bilan de l’ancien technicien rochelais, déjà incapable de relancer son équipe en Top 14.

Les Toulonnais avaient besoin d’un indispensable succès à Edimbourg pour continuer à exister dans cette Champions Cup. Voilà les triples champions d’Europe éliminés après seulement deux journées ! Et le retour aux affaires de Mathieu Bastareaud, libéré de sa suspension, n’y aura rien changé. Cette équipe est à pleurer, il faut bien le dire, déjà au bord de la zone de relégation en championnat. Et, faut-il s’en étonner, surclassée sur la scène européenne autrement plus concurrentielle.   

Cockerill, ça rigole

Toulon devait se racheter, à commencer sur les fondamentaux, parmi lesquels le secteur de la discipline si défaillant contre Newcastle (3 cartons jaunes). Les quatre coups de pied de pénalités offerts à Jaco van der Walt, le buteur adverse, dans le seul premier acte (4e, 28e, 31e, 40e), en disent long sur cet engagement jamais tenu… Et que dire alors de cette défense aux abonnés absents, transpercée à trois reprises, pour accuser un retard de 26 points à l’entame de la seconde période, suite aux essais de Ben Toolis (15e), Henry Pyrgos (24e) et Stuart McInally (44e). Les réalisations d’un Romain Taofifénua (23e), rare Toulonnais en forme du moment, et d’un Daniel Ikpefan (72e) resteront anecdotiques. Le dernier mot reviendra bien à Edimbourg auquel on offrira sur une interception sous les poteaux l’essai du bonus offensif (40-14, 75e).

Le calice jusqu’à la lie pour une défaite à zéro point fatale et concédée, ironie de l‘histoire, face à une équipe entraînée par un certain Richard Cockerill, le coach d’un RCT finaliste du Top 14. C’était il y a deux saisons. Il y a un siècle…          
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(*) Toulon s’était incliné en Top 14 sur les terrains du Stade Français (37-10) et de Clermont (28-8). 

http://www.sports.fr/rugby/coupe-d-europe/articles/champions-cup-toulon-c-est-dramatique-2297090/

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