Le cyclisme à l’ère du coronavirus est arrivé. La saison 2020 a repris ce mardi pour l’élite du cyclisme international dans le nord de l’Espagne, après l’arrêt dû à la pandémie de coronavirus, avec le Tour de Burgos. Masques sur le podium, prise de température avant la course, les mesures sanitaires ont été appliquées à la lettre par l’ensemble du peloton. 

« Il y a eu des dispositifs mis en place pour les gestes barrières par l’organisateur, a expliqué à RMC Sport Frédéric Guesdon, le directeur sportif de Groupama-FDJ. Entre autres, dès qu’on sort du bus ou de notre voiture, on porte le masque, les coureurs aussi. Après l’arrivée, on met le masque. Directeurs sportifs, mécanos, encadrement, on a quasiment toujours le masque. »

« Le protocole sanitaire en soi n’est pas forcément trop exigeant, a relativisé David Gaudu (FDJ), sixième de la première étape du Tour de Burgos. On a les masques qui sont sur nous quand on sort du bus jusqu’au départ de la course. Ce qui est normal. Ce n’est pas quelque chose de restrictif, c’est même très, très bien. On l’enlève juste avant le départ. »

Mais le coronavirus est toujours présent. Et l’a très vite rappelé à ceux qui l’avaient oublié. L’équipe Israël SN, « par précaution », a retiré l’Israëlien Itamar Einhorn et le Britannique Alex Dowsett des engagés. Tous deux ont été en contact récemment avec leur coéquipier Omer Goldstein, jusqu’à présent asymptomatique mais positif au Covid-19.

Quelques contraintes pendant la course

Cet esprit de responsabilité a permis à la course de se dérouler dans des conditions sereines et apaisées. « Tout le monde respecte les règles. On a toujours un peu d’inquiétude, on n’est jamais sûrs à 100%. Mais là, on voit que tout le monde joue le jeu. Tout est mis en place pour éviter que cela revienne », a apprécié Frédéric Guesdon. 

« C’était assez bien organisé. Il y avait du monde à la présentation, mais personne n’était vraiment les uns sur les autres, a-t-il ajouté. Les coureurs ont contrôlé leur température avant la présentation. Il y avait un sens de circulation. Tout est très, très bien fait. En Espagne, tout le monde a le masque. » Tout ne fut pas simple pour les coureurs cependant.

« Ce qui est le plus difficile, c’est de ne pas pouvoir jeter les bidons quand on veut, a souligné David Gaudu. Soit on les jette en zone verte, où il y a quelques personnes de la course qui sont affiliées pour récupérer les bidons, soit on les jette aux assistants qui sont au bord de la route. C’est ça le plus contraignant, de ne pas pouvoir jeter les bidons quand on veut. »

https://rmcsport.bfmtv.com/cyclisme/tour-de-burgos-comment-s-est-passee-la-reprise-des-coureurs-face-au-coronavirus-1955157.html

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