Thibaut Pinot, comment vous sentez-vous à la veille du départ de cette route de l’Occitanie?

Je suis très heureux d’être là, c’est une bonne nouvelle. Nous sommes tous contents d’être ici. Les dernières semaines étaient un peu longues. Je suis content d’être au départ.

Est-ce que le protocole sanitaire mis en place autour des coureurs ne gâche pas le plaisir?

Ca gâche un petit peu le plaisir mais c’est peut-être aussi le prix à payer. Les premiers jours risquent d’être bizarres mais on va vite s’y faire. Lors du Tour de France, on sera tellement habitué à ce protocole que ce ne sera plus une contrainte. C’est une question d’habitude et de temps.

Existe-t-il une crainte dans l’équipe?

La seule crainte c’est peut-être qu’une personne de l’équipe l’attrape et qu’on soit mis de côté sur une course. On n’a pas envie de ça alors on va tout respecter. Tout le monde est vulnérable face à ça.

Le Tour de France passera à la planche des belles filles avec un contre-la-montre. Avez-vous préparé spécifiquement cet exercice?

J’ai travaillé l’exercice mais je ne me suis pas focalisé dessus. Ce sera peut-être mon seul contre-la-montre de l’année avec celui de la Vuelta. C’est un chrono en montagne qui sera vraiment différent des autres. J’ai préparé ce contre-la-montre mais sans faire un entraînement spécifique comme les autres années.

Comment s’est déroulé votre stage de reprise dans les Alpes?

Je ne garde pas un super souvenir car j’ai eu un souci avec une dent. J’ai souffert des dents pendant dix jours. Je n’ai pas passé l’intégralité du stage avec mes coéquipiers. J’étais fatigué. Je me suis fait dévitaliser cette dent douloureuse. Avec le recul, je suis content d’avoir ce souci à ce moment-là car normalement ça tombait pendant le Tour de France. C’aurait encore mal fini (rires). J’ai pris un peu de retard mais il me reste encore un mois avant le Tour. 

Quelle est votre ambition sur cette route de l’Occitanie?

Mon ambition est de me comparer aux autres. Malgré mon pépin à la dent j’espère être bien, dans le haut du classement. L’important sera d’être dans l’allure tout de suite. L’important n’est pas d’être à 100% cette semaine, surtout pas. Je veux voir que ma préparation a été bonne et que je suis au niveau de mes concurrents du Tour. Cette année il y aura un seul pic de forme à bien gérer contre trois sur une saison normale.

Appréhendez-vous ces conditions météo difficiles avec de grosses chaleurs?

Oui car le mois de juillet n’a pas été vraiment chaud. Je me dis qu’il ne fera pas 40 degrés au mois de septembre. Ces épreuves servent aussi à s’adapter à la chaleur. 

A cause de cette drôle de période avez-vous l’impression d’être dans le flou ?
On a des certitudes mais la seule vérité sera sur la course. Ce ne sont pas les chiffres de l’entraînement qui comptent mais le résultat brut à la fin de la course. On sera rassuré ou pas lundi soir en fonction du résultat.

Que pensez-vous du parcours des Mondiaux?

C’est un parcours que j’ai déjà effectué lors d’un tour de Romandie. C’est très dur, un des parcours les plus durs de ces dernières années. Il faudra se sélectionner puis être en forme une semaine après le  Tour. Cela ne sera pas simple . Il faudra se ménager pendant le mois d’août.

Cette saison est particulière, il ne faut pas rater la moindre victoire.

Peu de coureurs vont gagner des courses cette année. Si tu rates ton pic de forme c’est rendez-vous l’année prochaine. Il y aura de belles occasions que ce soit ici ou au Dauphiné avec cinq jours assez impressionnants.

Surpris par la victoire en altitude de Remco Evenepoel au tour de Burgos?

Ce n’est pas une surprise de le voir gagner au sommet. Des jeunes de cet âge-là qui gagnent des courses c’est de plus en plus fréquent. Continueront-ils à progresser jusqu’à 28 ans ? Est-ce que ce sont des phénomènes ? On ne sait pas. Lui, Bernal, Pogacar, ça promet.

Vous avez 30 ans, ça veut dire que vous ne progressez plus?

Je ne suis pas sûr de progresser encore beaucoup. On va dire que si. L’an passé, j’ai atteint des performances en watts que je n’avais jamais atteintes. Je progresse mais c’est linéaire. Je ne sais pas si ils vont progresser de la même façon que moi sinon ils vont finir avec dix minutes d’avance sur toutes les courses. Je ne sais pas si c’est possible.

Vous venez de prolonger jusqu’en 2023. Est-ce un choix logique?

C’était une évidence pour tout le monde que je prolonge. Même dans le peloton. Tout le monde a compris que mon avenir était à la Groupama-FDJ. On s’est mis très vite d’accord avec Marc Madiot. Froome, Bernal, c’est un grand plateau pour cette route d’Occitanie. Le plateau est digne d’une course World Tour et ça motive tout le monde. C’est bien pour tout le monde qu’il y ait ces grands coureurs ici.

https://rmcsport.bfmtv.com/cyclisme/tour-de-france-si-tu-rates-ton-pic-de-forme-c-est-rendez-vous-l-an-prochain-previent-pinot-1956273.html

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