Tout juste sacré champion du monde, Julian Alaphilippe a lourdement chuté dimanche dernier lors de sa participation au Tour des Flandres. Devant sa télé, son coéquipier Remco Evenepoel a fustigé l’attitude du motard impliqué dans cet incident.

A défaut de pouvoir participer à cette classique, le prodige belge a compati avec la douleur de son partenaire de la Deceuninck-Quick Step, un peu plus de deux mois après sa propre chute lors du Tour de Lombardie le 15 août. 

Evenepoel: « Je n’ai jamais pensé à la mort »

Passé par-dessus un parapet et tombé dans un ravin lors de la descente du mur de Sormano, Remco Evenepoel souffre notamment d’une fracture du bassin mais aurait pu avoir plus de séquelle tant les images de sa chute sont impressionnantes. Conscient de bout en bout, le coureur de 20 ans est parvenu à garder son calme malgré une immense douleur physique.

« Je me souviens quand j’ai atterri en contrebas du muret, j’avais du mal à respirer. Pendant les premières secondes après le choc, je ne pouvais plus bouger et je commençais à étouffer, a raconté le Belge auprès du journal L’Equipe.  Je n’ai pas vraiment paniqué mais je me suis dit que ce n’était pas bon. Mais un médecin est vite arrivé, il a effectué les premiers gestes de secours, il m’a fait bouger les doigts et les orteils. C’est là que je me suis dit que tout fonctionnait bien, je voyais tout, j’entendais tout et je pouvais même répondre aux questions. J’ai commencé alors à reprendre la respiration plus calmement. […] Je n’ai jamais pensé à la mort, même quand j’étais allongé dans le ravin. J’ai vite essayé d’imaginer au moment où je reprendrais le vélo. »

Plus attentif aux petits détails du quotidien

Malgré une sérénité apparente, le coureur belge a reconnu un profond changement dans sa vision du cyclisme et de la vie après sa terrible chute. A 20 ans, Remco Evenepoel a affirmé ne jamais avoir pensé à stopper sa carrière mais a retrouvé du plaisir dans des choses simples, presque banales, du quotidien.

« Cela a plutôt changé ma façon d’aborder ma vie de tous les jours. Je me rends compte que je m’attache plus à des petits détails qui, avant cette chute, n’avaient aucune importance à mes yeux, a poursuivi le champion d’Europe du contre-la-montre en 2019. Je ne pensais pas que je me poserais un jour autant de questions sur le bonheur de manger un gâteau le dimanche après-midi après une sortie d’entraînement. […] Même sur le vélo, je ressens un sentiment que je ne connaissais pas. Celui de vivre, tout simplement. »

Evenepoel voulait s’aligner sur la Vuelta

Loin de se laisser abattre, malgré une évidente frustration, Remco Evenepoel a même espéré renouer avec la compétition lors de la prochaine Vuelta avant de voir son manager, Patrick Lefévère, calmer ses ardeurs et lui conseiller de poursuivre sa convalescence avant de penser à autre chose.

« Oui, c’était de la folie mais j’y avais quand même pensé car cinq semaines et demie après l’accident, j’étais déjà sur les rouleaux et je me sentais bien, a encore expliqué le coureur de la Deceuninck. Je me disais qu’avec un peu de sorties plus tard à vélo, je pourrais aller à la Vuelta juste pour m’entraîner en vue de la saison prochaine. Mais j’ai vite compris ensuite que ce n’était pas si simple de remettre en place un organisme après une telle chute. »

https://rmcsport.bfmtv.com/cyclisme/tour-de-lombardie-evenepoel-raconte-sa-terrible-chute-ou-il-ne-pouvait-plus-bouger-et-commencait-a-etouffer-1993882.html

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