À 13h15, dimanche, ce sera l’effervescence au port du Havre. À cet instant, dans des conditions météorologiques annoncées très maniables, 59 voiliers prendront le départ de la 14e édition de la Transat Jacques-Vabre. Ils seront lancés pour une dizaine de jours de course dans l’océan Atlantique, en direction de Salvador de Bahia, au Brésil.

Il y a de grandes chances pour que l’épreuve, qui a lieu tous les deux ans, soit remportée par un multicoque, en principe plus rapides que les monocoques. Mais ils ne sont que trois duos Multi50 (Lamiré/Carpentier, Rogues/Souben, Vauchel-Camus/Duthil) dans cette catégorie car, faute d’un accord avec les organisateurs, les gigantesques trimarans de la classe Ultim se réservent pour la nouvelle course Brest Atlantiques (3 novembre).

Les monocoques Imoca sont en fait les vraies vedettes. Parmi les 29 au départ, cinq d’entre eux sont plus que jamais rapides. Il s’agit des « foilers », cette nouvelle génération de voiliers équipés d’appendices latéraux (foils) pour permettre à la coque de s’élever au-dessus de l’eau pour voler. Une prouesse technique pouvant faire gagner 13 km/h.

Avec Charal, Beyou et Pratt en moins de dix jours?

Le record en monocoque établi en 2017, 13 jours et 7 heures, devrait sans doute tomber. La star britannique Alex Thomson, aux commandes du très moderne Hugo Boss, pronostique même un temps scratch: « Avec ces mêmes conditions, je serai surpris si ces nouveaux bateaux, au moins celui de Charal, ne le font pas en 10 jours ».

À l’eau depuis un an, le voilier Charal est celui de la paire formée par Jérémie Beyou et Christopher Pratt. Le premier cité apprécie ce statut de favori. « Ça fait plutôt plaisir. On pourrait croire que ça donne des obligations de résultat, mais de toute façon, on a dans un coin de notre tête cette obligation, non pas de résultat mais de bien faire. (…) Maintenant, la pression de bien faire en course, tout le monde l’a et pas nous plus que les autres », affirme Jérémie Beyou au micro de RMC Sport.

Quatre outsiders sur des foilers tout neufs

Les autres prétendants à la victoire sont logiquement les quatre foilers: Hugo Boss (Alex Thomson et Neal McDonald), Advens for Cybersecurity (Thomas Ruyant et Antoine Koch), Apivia (Charlie Dalin et Yann Eliès), Arkéa Paprec (Sébastien Simon et Vincent Riou). Seulement, ces skippers n’ont pris en main leur bateau que très récemment et n’ont donc eu que quelques semaines pour apprivoiser leur bateau volant.

« L’objectif, c’est de finir, prévient Yann Eliès. On aimerait bien accrocher un podium. Après, on sait aussi qu’on est sur une machine neuve qui est assez peu éprouvée même si on a fait notre maximum et, qu’à tout moment, il peut nous arriver un souci technique. (…) Donc on reste assez lucide. On sait que le podium, ce serait vraiment un gros coup de pouce et de force ».

En embuscade, des Imoca moins modernes, comme Maître CoQ de Yannick Bestaven et Roland Jourdain, Initiatives-Coeur de Samantha Davies et Paul Meilhat ou encore le Banque Populaire de Clarisse Crémer et Armel le Cléac’h, seront à l’affût de la moindre avarie de leurs cadets.

https://rmcsport.bfmtv.com/voile/transat-jacques-vabre-quels-sont-les-bateaux-a-surveiller-1794649.html

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