Jordan Sarrou est dans l’attente. Deuxième au dernier championnat de France de VTT et classé au cinquième rang mondial l’an passé en cross-country, il n’a pas encore obtenu son billet pour les prochains Jeux olympiques de Tokyo. Le natif de Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire) doit passer par une manche qualificative de Coupe du monde, celle de Nove Mesto en République tchèque, qui doit se tenir à la fin du mois de mai. Une épreuve pas encore annulée ou reportée, malgré l’épidémie de coronavirus.

« C’est un peu difficile mentalement, on se pose des questions. Ce que je trouve un peu injuste, c’est que certains de mes adversaires sont confinés et d’autres non. Il y en a qui peuvent continuer à rouler en extérieur dans leur pays », explique-t-il à RMC Sport. Contraint de s’adapter en cette période de confinement, il a installé son vélo sur un home trainer et travaille son gainage avec des accessoires de musculation. « Ce serait bien de pouvoir bénéficier d’une « bulle olympique », avoir une dérogation pour qu’on puisse s’entraîner. Je ne pense pas croiser grand-monde dans les chemins à côté de chez moi. On a fait des demandes et on attend des réponses. Là je ne peux pas travailler techniquement », souligne celui qui est installé dans les monts du Lyonnais, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

« Maintenir les JO? Oui mais… »

Comme annoncé par RMC Sport, une réflexion est actuellement menée au sein des instances sportives pour permettre aux athlètes français engagés aux JO de préparer l’échéance dans les meilleures conditions. L’idée serait de les autoriser à s’entraîner de manière individuelle dans un ou plusieurs lieux bien définis. Pas encore qualifié pour les Jeux, Jordan Sarrou espère lui que cette édition sera maintenue. Mais il tient à ce que le CIO se positionne rapidement de manière définitive, alors que les fédérations sont de plus en plus nombreuses à militer pour un report.

« J’aimerais qu’une décision soit prise le plus tôt possible. C’est important en termes d’équité. J’aimerais qu’ils aient lieu, à condition qu’on le sache rapidement, au maximum début juin. Pour préparer un objectif, il faut le savoir assez tôt. Début juin c’est le minimum pour prévoir un pic de forme en juillet », précise-t-il. Dans l’histoire, seules les deux guerres mondiales ont eu raison des JO de 1916, 1940 et 1944.

>> Le sport impacté par le coronavirus, toutes les infos en direct

https://rmcsport.bfmtv.com/cyclisme/vtt-jordan-sarrou-favorable-au-maintien-des-jo-mais-il-faut-le-savoir-tot-1879400.html

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.