Quel coureur montera sur la plus haute marche du podium dans 3 semaines à Madrid? Ce ne sera pas Richard Carapaz, premier équatorien à avoir remporté un Grand Tour sur le Giro en mai dernier, qui s’est blessé à l’épaule ces derniers jours sur un critérium. Problème: son équipe Movistar le pensait en Espagne pour se reposer alors qu’il se trouvait aux Pays-Bas. Son absence, comme celle de Bernal qui ne doublera pas après le Tour de France, ou d’autres comme Tom Dumoulin encore blessé, ouvre le jeu.

Lopez et Roglic, les deux grands favoris

Miguel Angel Lopez a une image à redorer. Troisième de la Vuelta en 2018, le Colombien s’est concentré sur le Tour d’Italie en début de saison. Parti à l’assaut d’un podium qui paraissait assez illusoire lors de la dernière étape de montagne, le coureur de la formation Astana était tombé à cause d’un spectateur. Dans un coup de sang, Lopez s’était distingué en donnant quelques coups au fautif. Escaladeur hors-pair, l’homme de 25 ans va trouver un terrain à sa convenance. Il comptera aussi sur une solide équipe, dont Jakob Fuglsang, sorti du Tour de France sur chute.

Il retrouvera sur sa route Primoz Roglic qui a lui aussi décidé de faire l’impasse sur le Tour de France en 2019, pour viser le Tour d’Italie. Maillot rose pendant 5 jours, le Slovène avait craqué faute d’avoir une équipe solide à ses côtés. Troisième au final, le leader de la Jumbo-Visma n’a plus couru depuis l’arrivée du Giro début juin, à l’exception de son championnat national. Son état de forme pose question mais cette fois, Roglic aura le soutien de Steven Kruijswijk, troisième de la dernière Grande Boucle ou de George Bennett, excellent en montagne.

Une foule de revanchards

Pour des raisons multiples, de nombreux prétendants seront revanchards sur cette Vuelta. Les Colombiens Nairo Quintana et Rigoberto Uran, dans le top 10 du dernier Tour de France, s’attendaient à mieux. Prétendants annoncés, ils voudront prouver qu’ils peuvent encore monter sur le podium d’une course de trois semaines. Quintana devra aussi composer avec son coéquipier Alejandro Valverde, toujours redoutable à 39 ans.

Fabio Aru aussi dans un autre registre, vainqueur en 2015 de la Vuelta et qui n’a plus réalisé de top 10 sur une course de ce niveau depuis le Tour de France 2017, doit renouer avec son destin. Comme Esteban Chaves et Rafal Majka, déjà montés sur le podium de l’épreuve, qui veulent aussi revenir au sommet. Chez Ineos, Wout Poels aura le leadership. Souvent coéquipier, le Néerlandais aura sur ses épaules une pression nouvelle. Wilco Kelderman, 4e en 2017, espère aussi retrouver son niveau passé. De son côté, l’Italien Davide Formolo, maillot de champion national sur le dos, sera à surveiller pour un éventuel bon classement général.

Des surprises à venir ?

Le Tour d’Espagne est assez traditionnellement l’occasion de découvrir de nouveaux talents. A l’image d’Egan Bernal, vainqueur du dernier Tour de France à 22 ans, plusieurs jeunes pourraient s’illustrer. Le Slovène Tadej Pogacar (UAE Emirates), a déjà brillé en remportant le classement général du Tour de Californie, une course World Tour, à 20 ans. Si un succès sur 3 semaines apparaît encore assez prématuré, Pogacar incarne la nouvelle génération qui pourrait briller ces prochains jours.

A 24 ans Tao Geoghegan Hart pour l’équipe Ineos, sort d’une 5e place sur le Tour de Pologne. Dans la roue de son leader Wout Poels, le Britannique peut surprendre. Chez Education First, les Colombiens Sergio Higuita et Daniel Martinez seront à suivre et s’annoncent comme des animateurs des étapes de montagne. Tout comme le jeune britannique James Know pour Deceuninck Quick-Step.

Latour pour guider les Français

Meilleur jeune du Tour de France 2018, Pierre Latour a été forfait pour la Grande Boucle, pas assez en forme après être revenu de blessure. Cette fois, c’est dans la peau de leader unique qu’il arrive en Espagne, avec l’espoir d’un bon classement général. Frais et motivé, le leader de l’équipe AG2R La Mondiale veut briller pour oublier une saison galère.

Derrière Latour qui représente le contingent français de 17 coureurs au départ, les coureurs de l’hexagone tenteront surtout de ramener des étapes. Par Marc Sarreau ou Clément Venturini au sprint, ou Benjamin Thomas le champion de France du contre la montre ou Rémi Cavagna par exemple à la faveur d’une échappée. D’autres baroudeurs, comme Stéphane Rossetto ou Nicolas Edet essaieront eux aussi de se mettre en évidence. Mais à l’exception de Latour, aucun ne devrait peser dans la lutte à la victoire finale.

https://rmcsport.bfmtv.com/cyclisme/vuelta-lopez-roglic-qui-sont-les-favoris-a-la-victoire-finale-1754276.html

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